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Les bustes de MARIANNE

Vestibule de la Bibliothèque

 


Vers l'entrée de la Bibliothèque


En direction du salon Pujol

    C'est la Convention, en 1792, qui a décidé de représenter la République sous les traits d'une femme coiffée du bonnet phrygien, emblème de la Liberté. Le surnom familier de Marianne lui a été donné à la même époque, dans le Languedoc d'abord, par la « vox populi ». Sans doute parce que ce prénom, formé du nom de la Vierge et de sa mère, était très répandu dans le petit peuple, au XVIIIe siècle, et qu'il convenait donc à la jeune République qui en était issue.

    La coutume d'installer un buste de Marianne dans les mairies remonte aux premières années de la Troisième République. Mais en 1871, pour donner du nouveau régime une image plus sage, le président Adolphe Thiers a interdit la représentation du bonnet révolutionnaire, considéré comme un « emblème séditieux ». C'est pourquoi les plus anciennes Mariannes de mairie sont simplement coiffées d'une couronne végétale composée d'épis de blé, de feuilles de chêne ou de rameaux d'olivier, parfois surmontée de l'étoile, symbole des Lumières. Le bonnet phrygien ne réapparaîtra qu'en 1879.

    Il n'y a jamais eu de buste officiel de la République. Chaque sculpteur est libre de représenter Marianne à sa façon et chaque maire est libre de choisir son modèle. Ainsi s'explique l'extraordinaire diversité des bustes de mairie. Récemment, la mode a voulu qu'on donne à Marianne les traits d'artistes célèbres, mais elle a eu bien d'autres visages, aimables ou sévères, et toujours anonymes, comme en témoigne cette exposition.

    Au XIXe siècle, Marianne a fait l'objet d'une véritable dévotion populaire. On trouvait dans le commerce quantité de petits bustes en bronze ou en plâtre qui prenaient place chez les républicains fervents, à l'instar du crucifix ou de la statuette religieuse dans les foyers catholiques. Cette production à usage domestique a totalement disparu.

    Les bustes de Marianne de la collection Pierre Bonte, ont été installés dans quatre vitrines du vestibule de la Bibliothèque, en septembre 2005 à l'occasion de l'exposition « Les Trésors de l'Assemblée nationale ».

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Accès aux différentes vitrines :

   Vitrine à droite de l'entrée de la Bibliothèque

Vitrine à gauche de l'entrée de la Bibliothèque

 Vitrine à gauche en direction du salon Pujol

 Vitrine à droite en direction du salon Pujol
 

 Voir aussi :

Lettre de Marianne aux Républicains - Clovis Hugues, 2 mai 1871

« Marianne-Mère » - Maurice Agulhon, 1989

 « Marianne : la République est une femme »

Marianne 2004 : les visages de la République

 

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